mardi, 07 avril 2009 14:38

Une question nous taraude l’esprit

Écrit par ARGUIMBO
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La télévision reste jusqu’à aujourd’hui le moyen de communication le plus introduit auprès des foyers de nos concitoyens. C’est pour cela qu’elle est considérée comme étant un média lourd, et là nous n’apprenons rien à personne.

 

Chez le citoyen, la télévision occupe une place de choix puisqu’en plus de payer pour l’avoir chez lui, redevance de la Sonelgaz oblige, il lui réserve un endroit privilégié pour l’accueillir.
C’est bien souvent au salon, quelque fois dans la chambre et plus rarement à la cuisine que trône cet invité de tous les jours.
C’est dire toute la considération qui lui est accordée.

Sauf que cette considération n’est pas réciproque, et le téléspectateur a eu, encore une fois, à le vérifier durant le dernier week-end sportif.

Par deux fois, la diffusion de deux quarts de finale de coupe d’Algérie retransmis l’une par notre télé nationale et l’autre par un de ses clones satellitaires n'est pas allé à son terme.

Pourtant, il restait encore du temps à jouer pour que les rencontres désignent leurs vainqueurs.
Il restait la prolongation à disputer et, c’est ce moment précis que choisirent notre chaîne nationale terrestre et sa consoeur qui arrose les cieux européens pour « zapper » de téléspectateurs.
Il fallait ménager les caméras en ces deux belles journées printanières. Qui sait, elles risquaient peut être l’insolation ?
Ainsi nos deux chaînes, ayant probablement jugé avoir assez donné pour les amateurs de la balle ronde en ces deux fins d’après midi, décidèrent de passer aux choses sérieuses, journaux télévisés et campagne présidentielle obligent.
Les supporters d’El Eulma et de Bordj Bou Arreridj n’avaient qu’à aller voir ou écouter ailleurs. Idem pour ceux de Tlemcen et de Belouizdad.
Et puis, les équipes en question n’avaient qu’à s’arranger pour que leurs rencontres n’aillent pas au-delà des 90’ règlementaires. Quelle idée saugrenue de vouloir imposer une rallonge lorsque les impératifs de la programmation ne le permettent pas ! Chez les décideurs qui siègent au Boulevard des Martyrs, la programmation n’est, parait-il, pas un vain mot.
Soit ! Et nous aurions compris la décision prise par le service des sports de charcuter deux rencontres de coupe d’Algérie si l’arrêt des retransmissions était dû à une évènement soudain et de première importance.
La Télévision algérienne n’en est pas à son premier mépris, et ce n’est certainement pas le dernier que subit le téléspectateur algérien non plus.

Aussi, une question nous taraude l’esprit :
La Télévision algérienne est-elle au service du public ?

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