samedi, 17 novembre 2018 15:53

Le CSC schtroumpfé, l’USMA champion d’hiver…

Écrit par Samir Fergani, Rue des Janissaires, Alger Casbah…
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Les schtroumpferies de Santoggi…

Avec ce 3e match disputé l’espace d’une semaine, avec en prime un déplacement par route jusqu’à Oran et retour, les fiefs usmistes appréhendaient cette rencontre face aux Clubistes.

Non seulement côté dépense d’énergie mais aussi côté effectif, où manquaient à l’appel trois pièces maîtresses et non des moindres : Meziane Little Big Moh, Ibara le serial killer des surfaces et Chita, la sentinelle sans peur et sans reproches. One ne va pas schtroumpfer la question de report car, dans une bonne dynamique, l’entraîneur Thierry Froger voulait enchaîner avec le CSC surtout que l’USMA reçoit sur son stade fétiche, soutenue par un public en or. TCF savait que cela allait être compliqué face à une équipe en mal de résultats après 7 matchs sans victoire. Il a senti qu’il avait un bon coup à schtroumpfer après avoir visionné quelques matchs des Constantinois… Le coup du parapluie…

La première méton est à mettre à l’actif des visiteurs qui bousculèrent quelque peu les Usmistes ayant du mal à entrer dans le match. Belkacemi profita de l’absence de Chita la sentinelle pour ouvrir le score dès la 39’ après avoir mis dans le vent Benyahia par un sombrero, olé, glissant au mauvais moment. Durant le halft-time, le patron de la barre technique donna quelques conseils et schtroumpfa son dispositif après le premier sandjma de Sayoud qui céda sa place à Bouderbal 55’. Inexplicablement après le retour des vestiaires, les Clubistes se regroupèrent dans leur zone laissant beaucoup d’espaces à Benguit et consorts, un des meilleurs sur le terrain, pour voir les Rouge & Noir sortir leurs dents longues (non, machi kima dial Bunny le gargotier) en pressant l’adversaire sur ses derniers retranchements. Le vent changea de direction… Le coup du sirocco…

Ce fut fatal pour le Doyen des clubs (since 1898) car Benyahia, bien embusqué dans les 6 yards, a pu schtroumpfer le cuir sous les jambettes (hiboussa) de Rahmani, suite à un corner tiré par Yaya, yaaaye ! Le défenseur axial se racheta en synchronisant les 3 Horloges de Bab El-Oued City, après la bourde du but belkacemiste 69’. A partir de cet instant, l’USMA retrouva sa verve et son jeu chatoyant avec la rentrée de coq Ardji le zraldi dans le couloir droit, à la place de Koudri 68’ puis, plus tard 76’, Cherifi montrant des signes évidents de fatigue, schtroumpfa sa place dans le couloir opposé avec Boomoussa. A la fatidique 82’, Bouderbal lance Benmousa qui sert sur un plateau d’argent une mahdjouba skhouna & harra à Hamia. Bon timing, ce dernier foudroya instantanément Rahmani, dépoussiéra sa chebka une seconde fois. Ce fut la délivrance à Santoggi dans une folle ambiance que seul le kop d’Ouled El Bahdja du Virage Electric Orchestra sait schtroumpfer. Hamia, en enlevant son maillot, alla fêter son but victorieux avec son pote Oussama Darfalou (en vacances FIFA) près du tchunnel… Le coup de grâce…

On notera qu’à aucun moment les Usmistes, bien que menés au score juste avant la mi-temps, sont restés imperturbables. D’un calme olympien, solidaires et plus que jamais décidés à renverser la vapeur. Ils se payèrent le luxe de s’amuser à schtroumpfer 43 passes non-stop lik liya ya Sâadia, donnant le tournis aux amateurs de malouf. Tournez manège, dawkhouhoum, schtroumpfawhoum ya âamarak, yakhaah cinima Marignan ! A signaler l’arbitrage mielleux ou fielleux du sieur Mialoulou ki dji babak men Honolulu nkoloulou, le bougiote voulant rendre service au blédard du Jorjra, frustrant Sayoud d’un pénalty ibâabâa. D’ailleurs, y’a qu’à voir plus haut l’action flagrante du péno sur la photo. Sinon, les Rouge & Noir auraient pu schtroumpfer l’addition n’étaient-ce les nombreux ratages de buts tous faits. Al hassoune, les protégés de Thierry Froger ont démontré qu’ils ont du caractère et le cœur à l’ouvrage et l’entraîneur, le parfait alchimiste. Standing ovation d’un public en Rouge & Noir, félicitant dans la liesse les champions automne-hiver dès le coup de sifflet final… Le coup de blues…

PS : On fera tout de même un p’tit coucou à nos amis Sanafirs schtroumpfés…


Sudanese lunch, mercredi 21 Novembre 2018 : Molokhia, Foul bel kemoune, Légumes farcis. Dessert : Moukhbaza.


Hé ho Kazouni, à quoi reconnait-on un supporter mauvais perdant et un supporter casseur ?

Aya, tchao ya Sghar… Tah-ya Za-za-yer…

 

Samir Fergani, Rue des Janissaires, Alger Casbah…

 

NDLR : Toute ressemblance avec des personnages ou des situations existants ou ayant existé serait purement fortuite…

 

Alger, 17 Novembre 2018

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