samedi, 10 novembre 2018 17:36

La flifla qui fait mal, très mal...yaaaye !

Écrit par Merzak Bouheraoua
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Finalement, les Usmistes ont dammé le pion non seulement aux kanaris vraiment kui-kui, ont humilié Bousninate le gargotier et sa smala mais aussi, ont cloué le bec à tous les journaleux de bazar qui minimisent la belle victoire méritée et méritoire des Rouge & Noir.

Hakoum Serrar a déclaré qu’un match de foot se joue sur le rectangle vert et non pas sur les torchons ou plateaux télé-khorti. Le temps lui a donné raison car fin connaisseur, suivant ses poulains à chaque séance d’entraînement, il savait et nous aussi, que les Zouaoua repartiront bredouilles mais contents d’avoir été battus par une USMA plus forte, plus aguerrie, plus expérimentée, plus décidée que jamais à faire tomber ce lionceau apprivoisé en carton-pâte du Jorjra sur son ground. Le tarif "réduit" d’une flifla sriracha hot sauce suffisait largement pour empocher les 3 précieux points. Justement, le mongole de M’zita a déclaré hier dans l’émissioune "Farik el Bouhali", que c’est seulement un petit but d’écart ! Allo, quoi, mais c’est sérieux ce charabia ? Raisonnement absurde du boudjadi aux yeux pochés. Décidément, dans cette chaîne de Haffafine, on déballe n’importe quoi hacha l’invité Adjali qui a dit quelque chose de sensé, de raisonnable… Ab, absurdo (par, d’après l’absurde)… Yaaaye…

Je ne vais pas refaire le match mais les pouliches de Doumas se sont recroquevillées en se cantonnant dans leur enclos durant toute la première méton, refusant de jouer ou de trottiner sur l’aire de jeu. C’était le plan A du cynique ontrineur-ramasseur de pic de parasol trouvé probablement sous son banc de touche, puis trimbalé jusqu’à la salle de presse. Pfff, quelle trouvaille ! Après la pause citronnée, glucosée, Thierry Froger a sermonné ses joueurs leur demandant de rectifier le tir car il y avait de la place pour des buts devant un adversaire jouant la bouliga au ventre. Quatre minutes après le retour des vestiaires, Yaya trouva la faille berbère suite à un travail bien synchronisé depuis le périmètre de Benyahia qui lança loin vers Prince Ibara, puis lik liya ya Ouardia, Meziane-Ibara-Cherifi-Benguit. Meziane encerclé par 4 kanaris, sert idéalement Yaya. Faouzi désarçonne Chetti le chti’h d’un "krouchi Soustara" puis trompe Salhi du gauche d’un contre-pied parfait. Le Virage Electric Orchestra est en délire après cette flifla brûlant les entrailles de Sinane, de l’ironisant Doumas, de la colonie kabyloise et des djornanistes pigistes tous organes de presse confondus. Ah, Bousninate déclare que les supporters Usmistes ont été agressifs. Mais non voyons yal gargotier, les fans ont juste chahuté pour te titiller chouia les narines et te rappeler que tout ce que tu as déballé durant la semaine n'était pas intelligent de ta part. Sympa non ?… Serrar 1 Sinane 0. Yaaaye…

Après ce but salvateur, les joueurs du Djurdjurassik bled sortirent de leur coquillettes au jus mais n’arriveront jamais à revenir au score car les carottes, le plat préféré de Bunny zrodiya, étaient bel et bien cuites. Les kanaris dévorés par l’Ogre de Bologhine, devraient méditer cette défaite car rien ne sert de parler dans leur presse chauvine, partisane, sans scrupules, il faut jouer à point et sur le terrain. Le plan B a fait plouf ! Hakoum a tenu son pari et, en parfait Gentleman, a accueilli la délégation kabyloise à leur descente de leur bus par des bousboussades et un joli bouquet de fleurs. Serrar n’est pas rancunier et sait pardonner à ses détracteurs débiles car ce n’est qu’une simple partie de foot où l’USMA en est sortie grand vainqueur. Une seule flifla harra a suffi à apaiser la fièvre du vendredi soir en clouant le bec au fou du village et fermer le clapet de quelques sinistres fossoyeurs d’une presse clubarde représentée par des journaleux de pacotille qui font honte à la corporation du 4e pouvoir. Lors de la rituelle conférence de presse d’après-match, un écervelé de djornaniste kharay skalier a demandé à Froger s’il possédait un véhicule ? A se tirer une balle dans le pied ! Al hassoune, les Usmistes ont fêté cette victoire comme il se doit. Comme d’hab, les joueurs, les staffs, les dirigeants, Pitchou, se sont donnés à cœur joie puis ont salué le kop d’Ouled El Bahdja, partageant cette liesse que seul le foot peut nous procurer… Championné, championné, ohé ohé ohé… Yaaaye…

A présent, les lampions se sont éteints au stade Santoggi. Après le décrassage, les joueurs auront juste le temps de préparer le prochain match avec un déplacement à Oran la Radieuse. Hé oui, pas de répit pour nos guerriers car il faut encore galérer, crapahuter afin de croiser le fer face aux Hamraoua ou Hamraoui (comme l’a écrit une fidèle lectrice de la page), aux Clubistes et un déplacement en terre soudanaise chez le Merrikh d’Oum d’Ourman. Mais bon, on essaiera de gérer tout ça en attendant le dernier virage contre nos amis Staifia pour boucler la première manche de notre championnite gérée au p’tit bonheur la chance par des incapables. De leur côté, après la cuisante défaite, les Zouaoua reprendront le chemin vers Tizizou et les dachrate regrettant d’avoir mal négocié cette rencontre, yak ya Doumas ? Les dirigeants et l’équipe ont fait escale au resto seafood de l’Hirondelle (qui ne fait pas le printemps) du Lido, alors que les pôvres supporters prendront la Satac ou car el hamra depuis le Bastion du Square ou se dirigeront à la gare routière du Caroubier. Eux, ils ont pris un sefoud marqueur. Ils auront largement le temps de ruminer leur défaite prévisible car toujours hantés par le syndrome Usmiste. Yaw3âar syndrome agui ! Quant aux scribouillards ripoux, ils pourront toujours remplir leurs 5 colonnes à la Une par les cajoleries fantasques au quotidien que les lecteurs repus, songent déjà à boycotter ces canards enfoirés… Elle est pas belle la vie… Yaaaye…


Plat du jour, lundi 12 Novembre 2018 : H’rira & Bourek bouga harra, Ham lahlou maleh à l’oranaise. Dessert : Chamia… Yaaaye


Hé ho Kazouni, Sahbi, les Zouaoua sont rentrés la gibecière vide. Le vendredi c’est relâche… Yaaaye…

Aya, tchao ya Sghar… Tah-ya Za-za-yer…

Merzak Bouheraoua, Rue Boutin, Alger Casbah…

NDLR : Toute ressemblance avec des personnages ou des situations existants ou ayant existé serait purement fortuite…

Alger, 10 Novembre 2018

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