lundi, 24 septembre 2018 18:14

Coupe CAF – ¼ de finale Retour : USMA 0 Al Masri 1, Le rêve évaporé…

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Il y a des jours où la mayonnaise ne prend pas et c’est exactement le cas hier à Stéf, où les joueurs usmistes sont passés à côté de la plaque.

Pourtant, tous les ingrédients étaient réunis pour arracher leur billet au carré d’as de cette satanée coupe d’Afrique qui nous fuit une fois de plus. Une de trop. Le fidèle public de l’USMA s’est déplacé en masse au 8/5 pour apporter son soutien à son équipe chirée. Nos amis Staifia ont eux aussi garni les travées voulant partager la fête après leur qualification à la demi-finale de la LDC. Hélas, trois fois hélas, la fête fut gâchée puisque les camarades de koptane Zemma se sont inclinés comme au match aller, par un but encaissé contre le cours du jeu (‘33’)… Tar lahmam…

Dès le coup d’envoi et au fil des minutes, on sentait une certaine nervosité chez Benkhemassa, Benguit et tout le reste de l’équipe. Un manque criard de concentration avec un jeu brouillon jusqu’à buter sur les trois rideaux d’Al Masri synchronisés par Hossam Hassan. Tous les espaces étaient verrouillés à double-tour, le gardien-comédien du pays des Pyramides annihilant les balles aériennes et même souterraines. Ibara et consorts n’ont trouvé aucune faille pour passer à travers les mailles du filet égyptien. Les poulains de Thierry Froger, dans un jour sans, ont éprouvé d’énormes difficultés à développer leur propre football… Reste toujours la faille de San Andrea en Californie…

A ce stade de la compétition, il y a toujours un gagnant et un perdant. Donc, inutile d’en vouloir aux joueurs ou au staff technique. Un match pareil, ça se prépare sérieusement. La multiplication des rencontres à 3 jours d’intervalles, des déplacements et des voyages éreintants, des joueurs indisponibles pour diverses raisons (suspension, blessures, méforme ou ne rentrant pas dans le schéma tactique). Des stades fermés au "bon" moment pour rafistoler une éternelle pelouse défrichée, mal entretenue par les jardiniers de service. On oblige l’USMA à évoluer hors de ses bases. On le sait, c’était prémédité et le jeu des coulisses a bien fonctionné. Jouer face à Ain M’lilan était peut-être aussi le match de trop. Fallait plutôt une mise au vert d’une semaine au Centre El Bez à Stéf pour requinquer nos mlâabiya usés jusqu’à la corde… Ne s'usent que si l'on s'en sert...

Essoufflés, tétanisés, fébriles, manque flagrant de combativité où la grinta était absente. La pression était telle que tous les joueurs avaient la konta. On ne va pas accabler davantage l’équipe au risque de la déstabiliser car il reste encore plusieurs échéances. Ce n’est pas le moment de flancher et il ne faut pas oublier le prochain match de championnat face au Paradou et les deux matchs retards (MOB, USMBA 7 et 11 Octobre). On ne va rien lâcher. Pour la coupe des Arabes, on ira au plus loin. Idem pour la coupe d’Algérie dès les 32e. Pour la coupe d’Afrique, il faut être vraiment costaud. Si on doit la jouer en 2020 et en faire un objectif, alors autant préparer la feuille de route et procéder au casting dès maintenant… Qui veut aller loin, ménage sa monture…

Je sais, la défaite est amère mais il faut la digérer. On reculera pour mieux sauter. On a bien perdu une finale de LDC face au TP Mazembé. Et alors ? On a encore joué et perdu une demi-finale face au WAC détenteur du dernier trophée. Et alors ? On avait encore perdu une autre demi-finale face à Enymba champion en titre deux années consécutives. Et alors ? On avait perdu 5 finales consécutives de coupe d’Algérie. Et alors ? Alors, il faut mettre les bouchées doubles, redoubler d’efforts et travailler sans rechigner. Il n’y a que le travail qui paie. Tôt ou tard, l’USMA remportera ce trophée africain qui lui échappe des mains. Aux dirigeants, aux différents staffs, aux joueurs, aux supporters de s’unir pour repartir de plus belle… Unis nous sommes, unis nous resterons pour le pire et le meilleur…


Hé ho Kazouni, le mal est profond chez le Miloud. Roland de Roncevaux ne pourra rien faire, même avec son épée Durandal… Courbis non plus…


Tah-ya Za-za-yer…

Sadek El Agrab, Rue du Nil, Alger Casbah…

NDLR : Toute ressemblance avec des personnages ou des situations existants ou ayant existé serait purement fortuite…

Alger, 24 Septembre 2018

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