samedi, 04 mai 2013 20:48

Le journal de GHRIB *

Écrit par Ipanéma
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Il restait 73 minutes à jouer quand Benmoussa…ssassin nous administra ce habanero rouge et noir qui nous gêna considérablement jusqu’à la fin de la partie.

Pourtant, ce chauve aux couleurs usmistes, ce faux frère, savait très bien que je ne supporte pas les plats épicés. Pas plus, d’ailleurs, que notre gardien de but Chaouchi, lui qui se remet difficilement d’une intervention aux hémorroïdes.

 

Ce n’était pas le scénario prévu mais, de ma position à l’entrée du tunnel qui mène aux vestiaires, j’étais convaincu que les effets du piment thaï hot auquel nous venions de goûter allaient vite s’estomper. J’ai, d’ailleurs, décommandé le jus de citron à donner à nos joueurs à la mi-temps et pris la précaution de commander quelque chose de gras, des tranches de foie de veau. Cela diminuera le piquant excessif que ce vilain dégarni vêtu de rouge et de noir nous a servi au quart d’heure de jeu.
Les minutes passent et je ne vois rien venir de la part de mes joueurs. Je ne tiens plus en place. Je me mets à me poser les questions les plus effrayantes. Et si nous perdions cette coupe ?
Pourtant tout a été fait pour que nous la gagnions :
- la banderole appelant à un 4ème mandat de notre bien aimé président,
- le calendrier favorable concocté par l’exécuteur des basses besognes mais néanmoins allié de circonstance,
- le support orchestré de la presse bananière toute acquise à notre cause,
- la quinta promise à nos quasi perdants adversaires...

La mi-temps sifflée, je m’en vais remonter les bretelles à mon Général qui m’avait pourtant assuré que le trouffion d’en face n’avait pas de stratégie et que ses bidasses en avaient plein les bottes.
Et que dire de mes joueurs ? Des jours durant, ils n’arrêtaient pas de me promettre que le trophée serait notre, que les starlettes d’en face n’avaient rien à espérer, que le grand faux blond à la langue pendue, qui nous sert gardien bouffon, allait leur faire une quinta synonyme de 5ème défaite infligée en finale de coupe d’Algérie.

Malgré mon coup de gueule, la seconde mi-temps est semblable à la première. Les zébrés de rouge et de noir allaient-ils nous refiler un dorset naga qui nous infligerait une indigestion chronique ? Ya hafid ya settar…
Et ce Haïmoudi, que j’ai pourtant réclamé à cor et à cri, qu’attend-il pour expulser un de ces zèbres rouge et noir et de siffler un penalty ? Il l’a bien fait en 2006, sur cette même pelouse, pour le même enjeu. Alors ? Ne voit-il pas que nous sommes en train de la perdre cette coupe qui nous appartient ?

Bouznit ! La fin approche…
Je scrute le ciel guettant une hypothétique arrivée du sauveur. Celui pour qui j’avais demandé le report de la finale en raison de son absence forcée, à qui je devais serrer la main, même si je suis persona non grata dans les stades, que la délégation, arrêtée par le président du conseil d’administration de notre SSPA mais néanmoins mouton de panurge, devait supplier de briguer un 4ème mandat en allant chercher ses médailles en vermeil et la couronne promise.
Pas de bruit d’hélicoptère. Rien, nada, walou…
A part ces clameurs insupportables venant du virage nord, des tribunes supérieures de la même direction et d’une partie du "flambeau".
Et mes chnawas ? Ils sont où ? Ils quittent le stade…Ils n’y croient plus…

Haïmoudi le traître siffle la fin du match ! Je ressens soudain un reflux gastro-œsophagien favorisé probablement par ce habanero rouge et noir que ce sud-américain d’un jour nous a administré en début de match.
Nous rentrons penauds aux vestiaires, dépités, frustrés,…En pleurs et en colère, nous jurons par tous les marabouts et toutes les diseuses de bonne aventure que nous n’irons pas serrer la main du premier ministre, ni celle du ministre, ni celles de nos adversaires,…
Ne me demandez surtout pas qui a pris cette décision. Je sais que le président du conseil d’administration de notre SSPA a déclaré que "les joueurs et les dirigeants ont été vexés par l’arbitrage scandaleux de l’arbitre" et que les joueurs geignards ont décidés de se foutre du monde et de la république.
Je vous assure que même le ministre de la jeunesse et des sports n’a pas pu nous raisonner…Le président de la république aurait pu, mais il est malade. D’ailleurs, j’ai appris qu’il allait mieux et j’irai le voir très bientôt…

J’espère que vous continuerez à publier mon journal parce que je ne compte pas trop m’éloigner des stades. Je sais, je sais…On parle de mon limogeage, de sanctions sévères à mon encontre et autres inepties au sujet de mon avenir...N'en croyez pas un mot !

*Il y a quelques jours le journal "compétition" avait décidé de consacrer un billet quotidien à Ghrib. Un billet dans lequel Ghrib relatait ses activités heure par heure, jour après jour, faisant de lui un personnage central et incontournable de l’évènement du 1er mai. Aujourd’hui, il est vilipendé à longueur de colonnes par ce même journal, devenant du coup infréquentable.
Ainsi va la presse sportive en Algérie….

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2 Commentaires

  • Lien vers le commentaire kamatchou dimanche, 18 août 2013 10:29 Posté par kamatchou

    EN UNE SEULE PHRASE

    " LI KOULI PHARONIS MOUSSA"

    OUALI KOULI CHANOUI ben moussa

  • Lien vers le commentaire KOULALA BENAISSA samedi, 17 août 2013 03:26 Posté par KOULALA BENAISSA

    U S M A MON AMOUR DE TOUJOURS QUE DIEU TE PROTEGE DES GHAIOURINES TEL QUE NOS FRERE ENEMIS CETTE ANNEE ONT VA ENCORE FAIRE TRES MAL AU SUIVANT CHAMPIONS LIGUE VIBRANT HOMAGE A NOTRE GRAND FRERE DJAMEL KEDOU QUE NOUS LE LUI DEDIONT CES DEUX COUPES RABI YA RAHMOU WA DJAMI EL MOUSLIMINS WA CHOUHADA.SOYONT UNIT YA OULED EL BAHDJA ET BON COURAGE. HADAD.

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