lundi, 11 février 2013 17:12

Part time trainer !*

Écrit par Ipanéma
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Dès l’annonce de son arrivée à l’USM Alger, d’aucuns se sont interrogés sur le type de contrat que la direction usmiste et Rolland Courbis allaient signer.

On se souvient qu’au cours du mois d’août dernier, des contacts sérieux avaient été engagés entre l’USMA et le coach français. Contre toute attente, ils furent subitement rompus, l’USMA ayant jeté son dévolu sur l’argentin Gamondi.

En ce temps-là, les raisons invoquées pour expliquer le capotage du recrutement de Rolland Courbis étaient liées à l’aspect financier de l’opération. Le marseillais se serait montré trop gourmand, disait-on.

 


 

Pourtant il y avait d’autres raisons qui auraient pu justifier les hésitations des deux parties.

En effet, Rolland Courbis fait du consulting auprès de BFM TV et RMC depuis plusieurs années et, à ce titre, est tenu de respecter un certain nombre d’obligations professionnelles qu’il a pris avec ses employeurs.

Le respect de ces engagements risquait de perturber sérieusement son rôle de coach à l’USMA.

Cette situation a de tout temps posé problème au marseillais qui avait du mal à trouver un planning qui arrangeait ses employeurs et les clubs qui le sollicitaient. Et lorsque Courbis arrivait à trouver un arrangement et optait pour un club (sélection nationale du Niger, FC Sion) ce n’est que pour donner un « coup de main ». Est-ce à dire que c’est le même type d’arrangement qu’il aurait trouvé avec les dirigeants usmistes ? Il semble que cela soit le cas puisque depuis son arrivée à l’USMA, Rolland Courbis a multiplié les allées et venues entre Alger et la capitale phocéenne, tantôt pour participer à ses émissions radiophoniques habituelles, tantôt pour se rendre au chevet d’un ami malade ou alors pour se ressourcer auprès de sa famille comme cela a été rapporté par la presse au sujet de sa dernière absence.

La préparation de l’équipe est souvent confiée à ses assistants, faisant de Courbis un entraîneur à temps partiel qui passe son temps entre le stade Omar Hamadi, les aéroports et sa France natale.


Le coach usmiste ressentirait-il une certaine lassitude ? Son contrat, signé au mois d’octobre dernier, coure jusqu’en juin 2014. Ira-t-il jusqu’au bout de sa mission ? Rien n’est moins sûr lorsqu’on se rend compte que les résultats actuels de l’USMA ne plaident pas en sa faveur, même si on ne saurait tout lui imputer. De plus, à la veille d’un ¼ de finale de coupe, Courbis n’effectue pas le voyage avec son équipe pour des raisons, pour le moins, légères. Serait-ce une façon de se détacher d’une mission qui ne semble plus l’emballer ?


Après l’épisode Renard et la fameuse clause libératoire dont l’application a causé beaucoup de torts à l’USMA, voilà venu le salarié à temps partiel dont la durée de travail est inférieure à la durée légale ou aux durées conventionnelles pratiquées dans les clubs de foot.


*entraîneur à temps partiel

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